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Les prothèses mammaires

La pose de prothèses est la méthode la plus couramment employée pour augmenter le volume des seins – quelque 500 000 Françaises portent aujourd’hui des implants mammaires. Les médecins disposent de plus 50 ans de recul sur les prothèses en silicone (même si ce matériau a beaucoup évolué depuis le premier modèle des années 1960) et d’une bonne connaissance de leurs effets à long terme.

Ce sont les centres anticancéreux, très vigilants sur la prise de risque cancérologique, qui ont validé cette technique et permis d’affirmer que les prothèses ou implants mammaires ne provoquent pas de cancer du sein et ne gênent pas le dépistage du cancer du sein.

  • Les prothèses n’ont pas d’incidence sur les grossesses et ne gênent pas l’allaitement.
  • L’intervention est réversible : les prothèses peuvent être retirées.
  • Les prothèses doivent être changées quand elles se rompent. Une échographie annuelle de surveillance est recommandée à partir de la 7e année pour contrôler leur état. Sauf rupture, les prothèses doivent être renouvelées tous les 15 ans environ : des ré-interventions nécessaires dont les femmes doivent être informées au moment de la première pose.

Information sur les prothèses PIP

Les prothèses remplies de gel de silicone ont inquiété les autorités médicales internationales il y a quelques années. Aujourd’hui, les études scientifiques ont établi leur fiabilité et leur innocuité.

 

Informations sur lymphome et prothèse

Il a été découvert en 2011 un lymphome dit anaplasique à grandes cellules au contact d’une prothèse. Environ 140 cas ont été recensés aux états unis et 1en France. Ces lymphomes sont extrêmement rares et pourraient être provoqués par le mode de texturation de l’enveloppe de certaines prothèses.

 

Différentes formes de prothèses

Le choix de la forme de la prothèse se fait en fonction de l’anatomie du thorax (sa largeur, sa hauteur, la souplesse de la peau, le volume des seins avant l’intervention) et du résultat souhaité.

Prothèses rondes
Prothèses rondes. On choisit la largeur et la projection de la prothèse.
Prothèses rondes
Prothèse anatomique. On choisit la largeur, la hauteur et la projection de la prothèse.

Les modalités pratiques

  • L’intervention dure de 1 h à 1 h 30.
  • L’anesthésie est générale.
  • L’intervention se fait en ambulatoire (la patiente sort le jour même) ou avec une nuit d’hospitalisation.
  • Les prothèses placées en avant des pectoraux peuvent générer un léger endolorissement. La douleur est un peu plus prononcée lorsque les prothèses sont insérées à l’arrière des pectoraux.
  • Les pansements sont laissés 8 jours.
  • Le port d’un soutien-gorge de sport est recommandé pendant 3 semaines pour apaiser la douleur et pour soulager les tissus opérés du poids et des mouvements de l’implant.
  • Le sport est contre-indiqué pendant environ 3 semaines.

Cette intervention peut être prise en charge par la sécurité sociale en cas d’agénésie (absence de seins), d’asymétrie ou de malformation mammaire.


Les cicatrices

  • Sous le sein. L’incision sous le sein est la technique la plus simple et la plus sûre, mais la cicatrice peut être un peu visible en position allongée. C’est la voie d’abord préférentielle si les aréoles sont très petites ou si les seins tombent un peu sur le sillon sous-mammaire.
  • Sous l’aréole. La cicatrice est peu visible, mais il ne faut pas que l’aréole soit trop petite. Cette voie d’abord crée une cicatrice transglandulaire (à l’intérieur de la glande mammaire). En cas d’interventions multiples (pour changer la prothèse, notamment), le fait de ré-ouvrir au même endroit peut générer une cicatrise fibreuse dans la glande, parfois responsable d’adhérences (les tissus « se collent » entre eux).
  • Sous le bras. Lorsque la mise en place se fait par une incision au niveau de l’aisselle, le chirurgien peut avoir plus de mal à positionner correctement l’implant. De plus, il peut être difficile d’enlever des prothèses en silicone par cette voie.
prothese mammaire incision

L’emplacement des prothèses mammaires

Il y a deux façons de placer les prothèses mammaires :

  • en avant du muscle pectoral (dessin 1) ; pour que la prothèse ne soit pas visible, il faut que la glande soit suffisamment développée ou qu’il y ait assez de graisse dans le décolleté.
  • en arrière du muscle pectoral (dessin 2) ; en réalité, la prothèse est placée dans ce que les chirurgiens appellent un « dual plan » : elle n’est en arrière du pectoral que dans la partie supérieure du sein. Le muscle permet ainsi de masquer la prothèse dans le décolleté.
emplacement prothese mammaire

Les complications possibles

Comme pour toute intervention chirurgicale, la pose de prothèses peut générer des événements indésirables.

Les complications postopératoires

  • Les risques possibles sont l’hématome, l’infection et la malposition de l’implant.
  • La patiente peut constater une diminution ou une perte de la sensibilité d’un ou des deux mamelons.

Les complications tardives

  • La prothèse est un corps étranger que l’organisme va isoler en fabriquant une capsule. Parfois, cette capsule est trop épaisse et forme une coque qui enserre la prothèse, la rend trop rigide et peut la déformer.
prothese mammaire coque visible et coque majeure
  • 1. Coque visible
  • 2. Coque majeure (prothèses en place depuis plus de 40 ans..)
  • Les implants mammaires ont une durée de vie limitée, qui varie selon les prothèses et les personnes. Les analyses statistiques montrent que les ruptures sont très rares avant la 7e année. Une prothèse rompue doit être changée, mais cette rupture n’a pas de conséquence sur la santé et ne constitue donc pas une urgence. Le port de prothèses mammaires implique par conséquent un suivi – une échographie par an à partir de la 7e année – et oblige à un changement d’implant en moyenne tous les 15 ans. La plupart des laboratoires « assurent » leurs prothèses pendant 10 ans (remplacement des deux prothèses et remboursement de 1000 € de frais de clinique en cas de rupture).

Une alternative : le filling

Cette technique consiste à augmenter le volume des seins avec de la graisse prélevée par lipoaspiration sur le ventre, les cuisses ou les hanches de la patiente.
Le filling peut aussi être utilisée dans d’autres indications : masquer une prothèse ou corriger un défaut de forme ou de symétrie, par exemple.

prothese mammaire souple