Prothèse mammaire déplacée : que faire ?

La pose de prothèses mammaires est une intervention chirurgicale qui peut être indiquée dans le cadre d’une augmentation mammaire ou d’une reconstruction du sein secondaire à une mastectomie. Bien que le risque soit faible, certaines complications peuvent émailler l’évolution d’une pose de prothèse, telles que la formation de coques, la rupture de l’implant, le déplacement secondaire de la prothèse ou encore la modification du sein avec le temps.
Après la pose d’un implant mammaire, il est primordial d’instaurer un suivi médical régulier et spécifique. Ceci permet de dépister d’éventuelles complications.

Prothèse mammaire déplacée : que faire ? | Institut du Sein | Paris

Qu’est-ce qu’une prothèse mammaire ?

La prothèse mammaire, ou “implant”, est un dispositif utilisé pour reconstruire la forme des seins, ou augmenter le volume de la poitrine. Les prothèses peuvent avoir deux types de formes : une forme ronde et une forme anatomique (plus épaisse dans la partie inférieure que supérieure).

Le choix des prothèses est réalisé en fonction de la morphologie du thorax (largeur, hauteur et souplesse de la peau),des caractéristiques des seins de la patiente, et des attentes de celle-ci.

Les implants contiennent du gel de silicone dont la consistance se rapproche de celle du sein naturel. La surface des implants est composée d’une enveloppe de silicone.

Il faut noter que la pose de prothèses macro-texturées a été interdite par l’ANSM depuis mars 2019.

État des lieux sur l’interdiction de mars 2019 par l’ANSM de toutes les prothèses macro-texturées en France

Dans quels cas une prothèse mammaire peut-elle bouger ?

De nombreux facteurs peuvent induire un mouvement de la prothèse mammaire. Dans les semaines qui suivent la chirurgie, une capsule fibreuse doit se former autour de l’implant afin d’en assurer le maintien. C’est durant cette période que les prothèses risquent le plus de bouger. Une fois que la capsule péri-prothétique s’est formée, le risque de déplacement est beaucoup moins probable. D’où l’importance du suivi postopératoire, particulièrement durant les deux premières semaines qui suivent l’intervention.

La pratique d’une activité sportive durant les premières semaines postopératoires augmente le risque d’une rotation de l’implant mammaire.

Par ailleurs, la constitution d’un hématome autour de la prothèse peut aussi causer sa rotation.

Que faire si une prothèse mammaire s’est déplacée ?

Le mouvement ou la rotation d’une prothèse mammaire se manifeste par une modification de la forme du sein: asymétrie des seins, mamelons qui pointent vers le haut, ou encore une distance excessive entre le mamelon et le pli du sein.

Ces phénomènes peuvent être corrigés avec une chirurgie de révision. La démarche doit cependant être accompagnée d’échographies mammaires de surveillance. Celles-ci serviront à identifier tout mouvement anormal des prothèses et à guider les patientes dans leur choix. Une prothèse mammaire déplacée indique une nouvelle intervention chirurgicale et le changement de l’implant concerné.

Des prothèses mammaires en gel de silicone avec une couverture en polyuréthane ont l’avantage de présenter un faible risque de rotation puisque l’adhésion tissulaire est immédiate.
Par ailleurs, le port d’un soutien gorge de contention ainsi que d’un contenseur (sorte de ceinture qui empêchent les implants de remonter) est essentiel durant les premiers temps après l’opération. Ce dispositif médical doit être adapté à la poitrine de la patiente et porté jour et nuit, afin de favoriser une fixation tissulaire efficace.

Durant les premières semaines voire les premiers mois, il est proscrit de pratiquer une activité sportive qui sollicite les muscles pectoraux.

Il est important de noter que le choix d’un chirurgien compétent garantit la sécurité des techniques et des matériaux choisis, ce qui réduit significativement les risques de complications ultérieures.

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