Les complications possibles après une réduction mammaire : à quoi s’attendre ?
La réduction mammaire est une intervention couramment pratiquée, qui offre un soulagement significatif aux patientes souffrant de douleurs au niveau du dos et/ou du cou, d’inconfort ou d’un complexe esthétique lié à une poitrine trop volumineuse.
Même si les techniques actuelles assurent un haut niveau de sécurité, il est important de savoir les complications possibles pour avoir toutes les informations.

Quelles sont les complications fréquentes après une réduction mammaire ?
Les complications les plus courantes sont :
- Douleurs et inconfort : généralement bien contrôlés par les antalgiques prescrits et d’une durée limitée, généralement 7-10 jours
- Ecchymoses et gonflement : visibles les premières semaines, ils diminuent progressivement
- Retard de cicatrisation : les soins de cicatrices durent généralement 15 jours mais peuvent aller jusqu’à 1 mois ou plus en cas de trouble de cicatrisation
- Diminution de la sensibilité : la diminution de la sensibilité au niveau du mamelon et de l’aréole est souvent temporaire mais peut être définitive surtout dans le cas de réductions mammaires importantes
- Asymétries transitoires : le temps que les tissus se mettent en place et dégonflent
Complications plus rares mais possibles : à connaître
Bien que peu fréquentes, certaines complications peuvent survenir :
- Infection : généralement contrôlée rapidement par un traitement antibiotique et des soins locaux
- Hématome : peut nécessiter une évacuation au bloc opératoire ou en consultation si le volume est important
- Troubles définitifs de la sensibilité du mamelon : rares mais possibles, surtout en cas de réductions importantes ou de ptoses sévères
- Cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes : plus probables chez certaines patientes selon leur peau
- Nécrose partielle de l’aréole ou de la peau : complication exceptionnelle, favorisée par le tabagisme
Peut-on allaiter après une réduction mammaire ?
Cela dépend de la technique utilisée et de l’anatomie de départ.
Dans la majorité des cas, l’allaitement reste possible, car les canaux galactophores et la connexion avec le mamelon sont préservés. Cependant :
- Certaines patientes peuvent constater une production de lait réduite ou impossible
- Il est impossible de garantir à 100 % la capacité d’allaiter après l’intervention
Comment réduire les risques et favoriser une bonne récupération ?
Vous avez un rôle essentiel dans le bon déroulement de votre cicatrisation. Voici les recommandations principales :
- Arrêter le tabac et la prise de nicotine plusieurs semaines avant et après l’opération : c’est le facteur de risque le plus important
- Respecter le port du soutien-gorge de contention jour et nuit selon les indications
- Éviter les efforts physiques et les mouvements brusques des bras pendant les premières semaines
- Prendre soin des cicatrices en suivant les conseils donnés (soins infirmiers, lavage, séchage, crème, éventuellement pansements spécifiques)
- Participer aux consultations de suivi afin que la cicatrisation soit surveillée et optimisée
Maintenir une hygiène de vie adaptée : alimentation équilibrée, bonne hydratation, sommeil suffisant.
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